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LE VOLLEY FRÉJUSIEN SE DÉCONFINE ET ENTAME UNE NOUVELLE ÈRE

Publié il y a 5 mois par

LE VOLLEY FRÉJUSIEN SE DÉCONFINE ET ENTAME UNE NOUVELLE ÈRE

Article de Philippe Corbin sur le site de la mairie.

Bas les masques ! Le Fréjus Var Volley se dévoile, il deviendra officiellement le 1er juillet prochain une nouvelle association sportive, fondée non sur les cendres mais sur les magnifiques restes de l’une des plus prolifiques sections amsélistes actuelles.

dsc_1207.jpg Olivier Conte et Fabrice Casabianca entourent Alexandre Bonnard, président du nouveau club Fréjus Var Volley, et tius trois nous présentent en exclusivité le nouveau logo de la nouvelle association

La réalité est là. Elle ne constitue pas pour autant une surprise, étant devenue inéluctable. « Une évolution à laquelle on ne pouvait se soumettre », confirme le nouveau triumvirat à la tête du volley est-varois, composé du président Alexandre Bonnard, d’Olivier Conte qui demeure aux commandes des finances et Fabrice Casabianca, nouveau secrétaire.  

« Pour répondre aux obligations de la Ligue nationale de volley-ball (qui gère les trois championnats professionnels, Ligues A et B masculines, Ligue A féminine, Ndlr), il fallait opérer cette mutation, précise Alexandre Bonnard. Depuis deux saisons (et le retour dans le monde professionnel et en Ligue B), la LNV nous accordait une dérogation. Nous aurions certainement pu obtenir une 3e année dérogatoire du fait de la crise sanitaire, mais nous nous sommes dits que c’était justement le moment de faire le grand saut. »

dsc_6744-1280-px.jpg De ces quatre joueurs, seul le libero Hugo Lecat sera encore fréjusien l'an prochain. Raphaël Attié (n°9) rejoint Martigues, Julien Bernard (premier plan, de dos) ira défendre les couleurs de Saint-Quentin. Enfin, Jordan Corteggiani (n°7, à droite) met un terme à sa carrière

L’option “nouvelle association“ retenue

Juridiquement parlant, le volley avec son équipe fanion professionnelle ne pouvait rester sous bannière Amslf, club omnisports. Deux options s’offraient alors. « Passer en société anonyme, qui n’aurait regroupé que le secteur professionnel, avec une section amateur à côté. Ce qui imposait deux directions différentes, compliquait les choses », poursuit Olivier Conte. Aussi « l’option retenue a été de sortir tout le volley de l’Amslf et de créer une nouvelle association, le Fréjus Var Volley ». Ce qui s’était passé voici une trentaine d’année avec, à l’époque, l’Amslf volley devenu l’AS Fréjus Var VB.

Bien évidemment, comme tout ce qui se fait à l’Amslf volley, rien ne s’est opéré au hasard. « Cela fait un an et demi que nous travaillons sur le projet. Nous arrivons tous en fin de mandat – puisque cette année (normalement olympique) était élective –, l’instant était idéal pour sortir de l’Amslf et créer cette nouvelle association. D’autant qu’elle ne génère pas la nécessité de faire une AG élective constitutive. »

dsc_3435-1920-px.jpg Une page se tourne en cette intersaison à l'Amslf volley, pardon au Fréjus Var Volley, avec le recul pris tant par Claudy Respaut, qui laisse les commandes de l'équipe réserve (Nationale 3) à Pierre Vivier, que par celui qui présidait les destinées du club fréjusien depuis plus de 20 ans, Éric Chassagnard

Éric Chassagnard président d’honneur

Au terme d’une saison qui restera donc doublement dans les annales du sport fréjusien, du volley en particulier, Alexandre Bonnard, Olivier Conte et Fabrice Casabianca lancent donc le volley fréjusien dans une nouvelle ère.
« Attention, nous ne sommes pas les seuls. Pour finaliser ce projet, nous avons pu compter sur l’aide toujours précieuse d’Éric Chassagnard, actuel président, qui restera à nos côtés en qualité de président d’honneur, mais aussi de l’administration générale de l’Amslf, Hervé de Serna et Martine Bis en tête. »

Le soutien reçu du côté des instances municipales aura également pesé dans la balance. « Avec le maire David Rachline et son équipe, nous avions lancé un projet sur trois ans, qui consistait en premier lieu à retrouver le monde professionnel et accéder à la Ligue B. Il n’est pas pour l’heure le moment de parler d’un nouveau projet, plutôt d’une année de transition. Mais un élément est certain : nous n’aurions pu repartir à ce niveau sans le soutien de la ville de Fréjus, qu’il nous faut ici remercier au nom de tous les volleyeurs fréjusiens. »

presentation-nlle-salle-sept2018.jpg Alexandre Bonnard et Olivier Conte (à gauche) se retrouvent aujourd'hui en plein lumière à la tête du club fréjusien, toujours soutenu par la Ville et le premier magistrat, David Rachline

Le soutien infaillible de la ville de Fréjus

De sorte que le Fréjus Var Volley pourra s’appuyer sur de vraies certitudes au moment de présenter son budget prévisionnel pour la prochaine saison.
« Le Covid est passé par là, continue le trésorier Olivier Conte. Alors certes, le budget présenté sera fortement revu à la baisse avec un effort conséquent sur la masse salariale du club », qui engendre la “disparition“ d'un joueur pro au sein de l'effectif du nouveau club fréjusien (10 contre 11 la saison passée).
Côté sponsoring privé, « et bien que la quasi-totalité de nos partenaires nous aient annoncé continuer à nos côtés, aucun ne peut encore réellement mesurer l’impact de la crise sanitaire sur leur activité et donc, de l’enveloppe sponsors qu’ils seront en mesure de dégager ».

La Ligue nationale a d’ailleurs « recommandé à l’ensemble des clubs pros de tabler sur une baisse de 30 à 40 % du partenariat privé pour présenter leur budget prévisionnel. Si beaucoup de clubs ne tiennent pas compte de cette recommandation, nous misons pour notre part sur 50.000 € de sponsoring, soit bien moins que les presque 90.000 € que nous présentons en cette fin de saison ».

loicgeiler.jpg Loïc Geiler, malgré une baisse salariale largement revue à la baisse, a accepté le challenge qui lui est proposé, confortant less nouveaux dirigeants de se lancer dans cette nouvelle aventure : une nouvelle ère s'ouvre avec le recul pris par Éric Chassagnard (en arrière-plan dans le miroir)

Loïc Geiler devant un nouveau défi

Enfin, les nouveaux hommes forts du volley fréjusien savent également pouvoir s’appuyer sur un coach exceptionnel. « Lorsque nous lui avons annoncé qu’il faudrait bâtir un effectif avec une masse salariale extrêmement réduite par rapport aux saisons précédentes – même si nous ne faisions pas dans la folie non plus, loin s’en faut – nous étions dans nos petits souliers. Pas sûrs du tout qu’il veuille encore nous suivre. Nous étions même prêts à repartir en Élite s’il avait fallu. »

Mais Loïc Geiler est un homme de défis et de challenges et, une fois la pilule avalée, le coach fréjusien a dit banco à ses nouveaux dirigeants. « Ça nous a redonné un coup de fouet. Et motivés un peu plus encore pour tenter cette nouvelle aventure », conclut Alexandre Bonnard.

Alors, dès septembre, à la salle Sainte-Croix, même si les têtes croisées n’auront rien d’inconnu – peut-être pour certains les cheveux un peu plus longs… –, nous ne retrouverons plus l’Amslf volley, mais bel et bien le FRÉJUS VAR VOLLEY.
Longue vie au nouveau club fréjusien !

dsc_4801-1280-px.jpg La halle des sports Sainte-Croix résonne encore des folles ambiances de l'âge d'or du volley fréjusien à la fin des années 1980, début des années 1990 : les kakemono qui ornent le mur de la salle fréjusienne en témoignent

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